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Articles étiquetés comme “Steven Spielberg”

A Clear Line from the Post

Les films de Steven Spielberg, les lecteurs de La Ligne Claire s’en souviendront, se distinguent par leur désarmante facilité de lecture : les méchants y sont opposés aux bons, qui à la fin l’emportent. Ainsi, il y a trois ans, dans The Bridge of Spies, les Américains tenaient le rôle des bons et les Russes celui des méchants (https://blogs.letemps.ch/dominique-de-la-barre/east-west-black-white-bridge-of-spies/). Dans son dernier film, the Post, les protagonistes de ce combat livré en 1971 sont d’une part le journal The Washington Post, alors un petit journal de province, et d’autre part le gouvernement américain alors présidé par Richard Nixon. L’enjeu est de savoir s’il y a lieu, oui ou non, de publier des documents qui prouvent que les administrations successives savaient que les Etats-Unis ne pourraient gagner la guerre du Vietnam. Les bons remportent la victoire et affirment la liberté de la presse, ce Quart-Etat aux Etats-Unis. Si Nixon, le président du…

Sully

Vous vous souviendrez que le 15 janvier 2009, le capitaine Chesley «  Sully » Sullenberger avait effectué un amerrissage d’urgence sur le fleuve Hudson à New York après que son avion eut été frappé par un vol d’oiseaux et les deux moteurs mis hors d’usage. Les 155 passagers et membres d’équipage eurent la vie sauve et le monde entier salua Sully comme un héros, un héros au sang-froid, courageux et généreux, qui avait su juger correctement qu’il ne pourrait pas se poser à aucun des aéroports à proximité en raison de la perte de puissance et de l’altitude trop faible. Clint Eastwood entreprit de tirer un film de cette noble histoire, sorti en salle vers la fin de l’an dernier. Deux problèmes surgissent d’emblée: tout d’abord, l’incident ne dure quelques minutes, bien moins que le format d’une heure quarante requis par le film et ensuite tout le monde connaît l’issue de…

Bridge of Spies, East, West, black, white,

Spielberg n’a rien à dire mais il le dit très bien. Le film s’ouvre sur une scène originale où l’on voit des hommes en filer un autre qui transporte un chevalet. Un peintre, un criminel, une erreur sur la personne ? Quelques minutes plus tard la FBI fait irruption chez ce personnage, Rudolf Abel, qui s’avère être un espion du KGB. Fin du suspense, désormais le film, Le Pont des Espions, se poursuivra sans nuances, contrairement au vrai monde de l’espionnage. Le fil relate l’histoire vraie de l’échange en 1962 entre Abel et Gary Powers, le pilote de l’avion espion U2 abattu deux ans plus tôt au dessus de l’Union Soviétique, arrangé par un avocat américain, James Donovan dont le rôle est tenu par Tom Hanks. Donovan y apparaît comme une sorte d’Oskar Schindler en monde mineur, l’apôtre des libertés constitutionnelles chères aux Américains et qui précisément les distinguent des…