Ces jours derniers, on a pu lire dans la presse que Donald Trump agissait comme un président déséquilibré (unhinged en anglais). La Nouvelle Ligne se propose de mettre cette appréciation en perspective.
Les rois fous
L’histoire regorge de rois fous, auxquels ceux qui voudront pourront comparer le 47e président des Etats-Unis, voire le 45e. On peut songer à l’empereur Caligula, au roi de France Charles VI dit le Fol justement, au roi d’Angleterre George III, dont la fin de vie inspira un film, The Madness of King George, et, bien entendu, au roi Louis II de Bavière.
Les constructions de prestige
Louis II justement est passé à la postérité avec ses constructions prestigieuses, Neuschwanstein, Lindenhof et Herrenchiemsee, auxquelles entend donner la répartie au XXIe siècle la nouvelle Aile Est de la Maison Blanche, qui servira de salle de bal, après que Donal Trump eut démoli l’ancien bâtiment.
Les nominations farfelues
Selon Suétone, on prête à Caligula la volonté d’avoir voulu nommer son cheval Incitatus à la dignité de consul. Sans vouloir blesser la mémoire de l’illustre cheval, on pourra se demander si certaines des nominations récentes du Président Trump, Kristi Noem au poste de Secretary of Homeland Security et Robert F. Kennedy Jr. à celui de Secretary of Heath répondent à la hauteur de la fonction.
Les corsaires
Vers la fin du XVIe siècle, Sir Francis Drake agit en qualité de corsaire en titre de la couronne d’Angleterre contre l’Armada espagnole. Un siècle plus tard, Jean Bart reçoit des lettres de course du chef de Louis XIV et s’en prendra avec panache à la flotte des Provinces-Unies. Il y a quelques jours, les forces armées US se sont emparées en haute mer du pétrolier russe Marinera (née Bella-1), selon des méthodes semblables à celles de ces prédécesseurs, qu’on distinguera avec soin des pirates.
Les rapts
Assurément, l’un des plus vieux métiers du monde, le rapt n’est en rien l’apanage de la mafia qui cède au monde politique une sorte de présidence d’honneur. A ce titre, Bonaparte procède au ravissement du pape Pie VI, tandis que Hitler réussi un doublé lorsqu’il met la main tant sur le roi des Belges Léopold III que sur le fils de l’amiral Horthy, régent du Royaume de Hongrie. Dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier, le Président Trump ordonne une opération militaire spectaculaire qui aboutira à la capture di président vénézuélien, Nicolás Maduro et de son épouse. Good job.
Les assassinats
Si le rapt peut se présenter comme un outil efficace sur le plan politique, il peut s’avérer que les circonstances exigent une solution plus clean, l’assassinat, qui met un point final aux hésitations. Caligula et ses ennemis, Ivan le Terrible et le reste de la Russie, Bonaparte et le Duc d’Enghien, le Président Trump et Qasem Soleimani, autant de solutions nettes. Le fantôme de Caligula nous rappelle utilement cependant que cette arme efficace peut se retourner contre son auteur.
L’annexion
Le spectre de l’annexion du Groenland semble s’être éloigné pour le quart d’heure. Les germanistes se souviendront cependant qu’en allemand, annexion se traduit par Anschluss et renvoie à celui dont on ne doit pas prononcer le nom.
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