Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

Article publié dans “Uncategorized”

La langue française à l’épreuve de la finance

Ces jours derniers, La Nouvelle Ligne a eu l’occasion d’assister à un séminaire dans le domaine de la finance, dont la langue française, soumise à un feu nourri d’anglicismes, n’est pas rechapée indemne. Dans l’armurerie des anglicismes, Il existe cependant des munitions de différents calibres dont La Nouvelle Ligne, de retour de la ligne du front, fournit ici un inventaire. Les mots anglais Dominée par les Etats-Unis, la culture du monde de la finance est dans les faits anglo-saxonne ; aussi, fait-elle volontiers appel à des expressions qui peinent à trouver un juste équivalent en français, des mots comme fixing, private equity ou encore broker, autrefois appelé courtier en vieux français. Les marques de paresse On glisse cependant assez rapidement vers ce qu’il faut bien appeler de la paresse dès lors que l’on mentionne par exemple le compounding (plutôt que la composition) des taux d’intérêt ou encore ce projet de loi…

Le Book Club de la CIA

En 1953, paraissait Fahrenheit 451, un roman dystopique où l’auteur, Ray Bradbury, imaginait une société américaine privée de livres. Pourtant, la société polonaise de ces années-là n’était pas si éloignée de cet univers de fiction. Si les livres n’y sont pas interdits en tant que tels, leur impression, parution et diffusion y sont soumis à la stricte censure du parti communiste, à telle enseigne que l’existence même de la censure d’État est censurée. Une censure d’État Au premier rang de ces livres chauds de la guerre froide, interdits par le parti, figure 1984 de George Orwell, au motif que certains lecteurs pourraient assimiler Big Brother à Joseph Staline ; vient ensuite l’Archipel du Goulag de Soljenitsyne, qui décrit une réalité crue que certains Polonais ont connue ; suit encore une longue liste de livres qui s’allonge sans cesse, et que viennent clore les romans policiers d’Agatha Christie, jugés trop bourgeois. Les livres…