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Articles étiquetés comme “Orthodoxe”

Le pape à la rencontre des Coptes

Le pape François entame aujourd’hui un voyage difficile en Egypte où il manifestera son soutien aux Eglises chrétiennes qui y vivent des moments douloureux et où il rencontrera aussi les hautes instances du clergé sunnite en vue de poursuivre et de promouvoir malgré tout le dialogue avec les musulmans. Fait remarquable, il est accompagné dans sa démarche par le patriarche oecuménique Bartholomée Ier, signe manifeste de la volonté du pape de renforcer non seulement le dialogue mais aussi l’agir oecuménique au sein des différentes églises chrétiennes. Cette démarche conjointe mérite d’être d’autant plus soulignée que la plupart des chrétiens d’Egypte se réclament de l’Eglise copte, qui n’est ni catholique ni orthodoxe au sens où nous comprenons ces mots de nos jours. Fondation Selon la Tradition, l’Eglise en Egypte trace sa fondation à l’évangéliste saint Marc, identifié au personnage de Jean-Marc qui apparaît dans les Actes des Apôtres. Vers le milieu du…

Le Pape en Arménie

A l’occasion de la visite du pape François en Arménie, La Ligne Claire souhaite offrir à ses lecteurs une courte description de l’Eglise d’Arménie, dont l’histoire se confond avec celle de la nation. Légende des origines Le nom même de cette Eglise témoigne de son ancienneté puisqu’elle fait remonter sa fondation aux apôtres Thaddée et Barthélémy. Selon la tradition ou la légende selon les points de vue, l’apôtre Barthélémy aurait guéri le roi Abgar V en sa capitale d’Edesse (aujourd’hui Sanliurfa dans le sud-est la Turquie), alors capitale du royaume d’Arménie. D’après la légende, le roi, affligé d’une grave maladie, peut-être la lèpre, ayant entendu la renommée des hauts faits pratiqués par Jésus, lui aurait écrit l’invitant à Edesse afin qu’il le guérisse. Jésus lui aurait répondu que non malheureusement son emploi du temps ne lui permettait pas d’entreprendre un voyage si périlleux car il devait se consacrer aux affaires de…

L’Eglise chaldéenne catholique

Introduction De temps à autre La Ligne Claire consacre un article à un des églises présentes en Orient. Ces articles se veulent descriptifs et ont vocation à constituer une sorte de Who’s who des Chrétiens d’Orient. La présence du christianisme au Proche et Moyen-Orient est tout à la fois très ancienne et variée et a bien entendu connu d’importantes évolutions au long de deux millénaires. L’article publié le 25 octobre 2015 en guise d’introduction fournira au lecteur la méthodologie adoptée par La Ligne Claire. L’Eglise d’Orient (rappel) On se souviendra que L’Eglise d’Orient, établie principalement dans le nord de la Mésopotamie n’avait pu prendre part ni au Concile de Nicée en 325 ni au Concile d’Ephèse en 431, ce qui allait donner lieu au premier schisme de l’histoire de l’Eglise et à l’établissement des Eglises dites nestoriennes. Située principalement sur des territoires de l’empire perse puis mongol, l’Eglise d’Orient poursuit…

Chrétiens d’Orient: l’Eglise maronite

L’Eglise maronite Après avoir parcouru les Eglises pré-chalcédoniennes puis les Eglises orthodoxes d’Orient, La Ligne Claire se tourne maintenant vers les Eglises catholiques, de rite latin ou autre. La première de ces vignettes sera consacrée à l’Eglise maronite. Origines L’Eglise maronite trace ses origines à saint Jean Maron, qui quitta la ville d’Antioche pour mener une vie d’ermite dans les montagnes de Syrie aux alentours de l’an 400. Persécutés par l’Eglise syriaque d’Antioche qui venait de rejeter les canons du concile de Chalcédoine, les disciples du saint, décédé en 410, se réfugièrent au Liban. Dès cette époque les Maronites nouent des contacts avec la papauté qui leur accorde sa reconnaissance en 518. L’invasion arabe conduit les Maronites à élire le propre patriarche en 687, appelé lui aussi saint Jean Maron, et portant en concurrence avec trois autres dignitaires d’Eglises orientales le titre de Patriarche d’Antioche. Alors que s’ouvre la longue…

Chrétiens d’Orient: l’Eglise orthodoxe

L’Eglise orthodoxe en Orient Par Eglise orthodoxe, il y a lieu d’entendre l’Eglise qui se réclame des sept premiers conciles oeucuméniques, les seuls qu’elle reconnaisse, se démarquant de se fait d’une part de l’Eglise catholique qui en connaît vingt et d’autre part des Eglises non-chalcédoniennes qui s’en sont séparé à l’issue du concile de Chalcédoine en 451. L’Eglise orthodoxe s’entend elle-même comme l’Eglise des origines qu’elle retrace aux temps apostoliques. Organisée sous une sorte de fédération d’Eglises nationales autonomes quant à leur organisation, elles maintiennent entre elles une forte unité dogmatique. Dès les premiers siècles de l’Eglise quatre villes vont émerger dont l’évêque aura rang de patriarche : Rome, Alexandrie, Jérusalem et Antioche, en raison de la fondation du siège par un apôtre ; à celles-ci viendra s’adjoindre Constantinople, une ville dont le siège ne remonte pas aux temps apostoliques puisque la ville elle-même n’a été fondée qu’au début du…

Chrétiens d’Orient: l’Eglise apostolique d’Arménie

Légende des origines Le nom même de cette Eglise témoigne de son ancienneté puisqu’elle fait remonter sa fondation aux apôtres Thaddée et Barthélémy. Selon la tradition ou la légende selon les points de vue, l’apôtre Barthélémy aurait guéri le roi Abgar V en sa capitale d’Edesse (aujourd’hui Sanliurfa dans le sud-est la Turquie), alors capitale du royaume d’Arménie. D’après la légende, le roi, affligé d’une grave maladie, peut-être la lèpre, ayant entendu la renommée des hauts faits pratiqués par Jésus, lui aurait écrit l’invitant à Edesse afin qu’il le guérisse. Jésus lui aurait répondu que non malheureusement son emploi du temps ne lui permettait pas d’entreprendre un voyage si périlleux car il devait se consacrer aux affaires de son Père ajoutant toutefois, que si le roi voulait bien prendre patience, sitôt ressuscité, il dépêcherait auprès de lui deux de ses lieutenants les plus fidèles. Armés d’une image sainte appelée le Mandylion,…

Chrétiens d’Orient: l’Eglise syriaque orthodoxe

Origines Le livre des Actes des Apôtres relate la présence des apôtres Pierre et Paul à Antioche, alors une grande ville de l’empire romain, aujourd’hui Antakya en Turquie, et la fondation de la première communauté chrétienne par saint Pierre en l’an 37, soit à peine sept ans après la mort de Jésus. L’auteur des Actes nous dit en autant de mots que c’est là à Antioche que les disciples reçurent pour la première fois le nom de chrétiens, entendu alors comme les partisans du Christ. L’importance de la ville dans le développement du christianisme amena le Concile de Nicée en 325 à accorder à l’évêque de la ville le rang de patriarche aux côtés de ceux de Rome, d’Alexandrie et de Jérusalem, avec le titre de Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient. Concile de Chalcédoine De même qu’en Egypte, la doctrine formulée par le Concile de Chalcédoine en 451 quant…

Chrétiens d’Orient: les nestoriens

Eglise de l’Orient Les articles précédents consacrés aux Chrétiens d’Orient ont rappelé dans les grandes lignes les principaux points de l’histoire civile et religieuse de la région, en mettant un accent particulier sur les premiers conciles de l’Eglise, qui s’y sont tous tenu. Ces conciles susciteront des dissidences qui dans certains cas donneront lieu à des schismes ; ce sera le cas des nestoriens dont traite cet article, Cette église aux origines un peu floues s’établit dans le nord de la Mésopotamie, autour de la ville d’Edesse dans le sud-est de la Turquie actuelle et doit sa fondation, selon la tradition, à la prédication par les apôtres Thomas, Barthélémy et même Pierre au motif que sa Première Epître semble s’adresser à des chrétiens d’Asie. Toujours est-il qu’il s’agit d’une église très ancienne, située aux marges de l’empire romain d’alors. Mais en 252, les Perses sassanides, qui avaient entretemps remplacés les Parthes…

Les chrétiens d’Orient, une histoire religieuse à grands traits

Le caractère coloré du christianisme oriental doit beaucoup aux disputes doctrinales qui vont surgir dès l’origine du christianisme mais qui se manifesteront au grand jour après la publication de l’Edit de Milan par Constantin qui accorde la liberté de culte aux chrétiens. Avec la liberté de culte vient aussi la liberté de débattre de questions épineuses près de trois siècles après la venue de Jésus sur terre. Les questions en débat tournent d’abord autour de la nature du Christ. Qui est-il ? Un homme, un Dieu, les deux à la fois, un être intermédiaire ? De la réponse à cette question découle aussi le rapport du Christ au Père et à l’Esprit comme aussi la position de Marie, mère de Jésus certes mais mère de Dieu aussi ? Les querelles byzantines au sujet du sexe des anges, qui sont passées au rang de proverbe, c’est bien en Orient qu’elles se déroulent. Pour trancher ces…

Chrétiens d’Orient: repères chronologiques élémentaires

Naissance et Empire Romain Jésus naît sous le règne de l’empereur Auguste et meurt sous celui de Tibère. C’est dans ce vaste ensemble culturel que forme l’empire romain que se développe le christianisme primitif. En 313 l’empereur Constantin publie l’édit de Milan qui consacre la reconnaissance du culte chrétien ; en 324 il fonde une nouvelle ville à laquelle il donne son nom, Constantinople, qu’il consacre en 330 et qui comprend dès sa fondation une église nouvelle, Sainte-Sophie. En 395, l’empire romain est formellement partagé en un empire d’Occident qui disparaît en 496 et un empire d’Orient qui durera mille ans jusqu’à la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453. Conquête Arabe et Croisades Au cours de la première moitié du VIIe siècle les tribus arabes font irruption hors de la péninsule arabique et, en l’espace de quelques années, s’implantent d’abord en Syrie et en Mésopotamie, puis en Egypte en…