Un roi pour la France? Parmi la foule des invités à l’occasion de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame, on pouvait reconnaître Michel Barnier, premier ministre démissionnaire. On a beaucoup attribué à l’actuelle composition tripartite de l’Assemblée Nationale la cause première du malaise politique dans lequel se trouve actuellement la France et la chute du gouvernement de M. Barnier. La société française, en mal de roi Cependant le remplacement d’une Assemblée Nationale partagée en deux camps à droite et à gauche, par sa composition actuelle est loin d’être inhabituelle et renvoie à celle qui avait prévalu au XIXe siècle. A cette époque le parlement était réparti entre légitimistes, orléanistes (et bonapartistes) et républicains, trois blocs qu’on retrouve aujourd’hui. En 1875, alors que le parlement est à majorité royaliste, faute d’entente entre ses deux branches légitimistes et orléanistes, c’est le camp républicain qui empoche la mise et conduit à la proclamation…
Articles étiquetés comme “roi”
La monarchie – un essai La Nouvelle Ligne sollicite l’indulgence de ses lecteurs en raison de la longueur inhabituelle de ce blog. Cet essai sur la monarchie et les familles royales entend souligner les mérites de cette institution tout en répondant aux arguments de ses détracteurs Le départ en exil du roi Juan Carlos a amené certains, le parti Unidas Podemos par exemple, à réclamer non seulement la poursuite du cours de la justice à l’encontre du citoyen Juan-Carlos de Borbón y Borbón mais l’abolition de la monarchie même. Il est toujours malaisé de distinguer les critiques envers la personne de l’ex-souverain de celles envers l’institution du fait même que la personne n’est le souverain qu’en vertu de l’institution. En revanche, il est plus aisé de passer en revue les arguments avancés par les détracteurs de l’institution, et qu’on peut regrouper en trois catégories : – le caractère héréditaire, supposé contraire…
Familles royales – les cadets, éternels seconds Le décès de Jeffrey Epstein ces jours derniers a fait resurgir les liens qu’il entretenait avec le prince Andrew, fils cadet de la reine d’Angleterre, et, plus largement du rôle qu’il lui est dévolu. A sa naissance, et tout au long de sa jeunesse, le prince était second dans l’ordre de succession au trône, juste derrière son frère aîné Charles. Mais la naissance du prince William en 1982, un an après le mariage du Prince Charles et de Diana Spencer, le fait reculer d’un cran ; aujourd’hui le prince Andrew se retrouve à la huitième place. Si la logique du système monarchique justifie l’existence de plusieurs enfants royaux, the heir and the spare selon le dicton anglais, elle pose aussi la question de l’affectation des membres des familles royales qui voient leur rang reculer. Andrew n’a après tout que vingt-deux à la naissance de William…

