De l’abus de l’usage de l’expérience dans la langue française (et anglaise) Dans sa jeunesse, le mot expérience évoquait pour La Nouvelle Ligne en tout premier lieu Jimi Hendrix, suivi du cours de chimie lorsqu’on versait de l’acide chlorhydrique sur un bâton de craie ; loin derrière venait la vague notion qu’avec l’âge l’homme était capable d’apprendre, de mûrir ses jugements, d’acquérir de la sagesse, en un mot d’avoir de l’expérience. De nos jours, et en particulier en anglais, le mot experience est servi à toutes les sauces, pour désigner quelque chose qu’on goûte, qu’on savoure, qu’on apprécie dans le sens de « taste ou enjoy the experience ». En réalité bien sûr, il s’agit d’un leurre. Ici ou là en se baladant sur internet, une fenêtre s’ouvre aux yeux de La Nouvelle Ligne qui l’avertit que tel ou tel site utilise des cookies pour améliorer son expérience alors qu’en fait, comme un…
