En 1953, paraissait Fahrenheit 451, un roman dystopique où l’auteur, Ray Bradbury, imaginait une société américaine privée de livres. Pourtant, la société polonaise de ces années-là n’était pas si éloignée de cet univers de fiction. Si les livres n’y sont pas interdits en tant que tels, leur impression, parution et diffusion y sont soumis à la stricte censure du parti communiste, à telle enseigne que l’existence même de la censure d’État est censurée. Une censure d’État Au premier rang de ces livres chauds de la guerre froide, interdits par le parti, figure 1984 de George Orwell, au motif que certains lecteurs pourraient assimiler Big Brother à Joseph Staline ; vient ensuite l’Archipel du Goulag de Soljenitsyne, qui décrit une réalité crue que certains Polonais ont connue ; suit encore une longue liste de livres qui s’allonge sans cesse, et que viennent clore les romans policiers d’Agatha Christie, jugés trop bourgeois. Les livres…
Articles étiquetés comme “CIA”
La Route de Damas
David McCloskey, de la CIA au polar Ceux qui doutent encore de la violence de la guerre civile qui a eu cours en Syrie lors de la décennie écoulée pourront lire Damascus Station, dû à la plume de David McCloskey, un jeune auteur américain. Ancien analyste auprès de la CIA et ancien consultant chez McKinsey, il signe ici son tout premier livre, qui connaît un grand succès en Amérique. McCloskey envoie son héros, Samuel Joseph, à Damas, comme lui un agent de la CIA. Il a pour mission d’y recruter un agent sur place qui permettra aux Américains de prendre connaissance des plus noirs desseins du régime de Bassar el-Assad. On retrouve en toile de fond les protagonistes de la guerre civile, les rebelles opposées aux forces du gouvernement, l’armée, la police, les milices, les innombrables services secrets aux méthodes brutales. Un monde strié de gris Mais ce monde en…

