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Articles étiquetés comme “Académie française”

Le français tel qu’on le parle en Belgique

La Nouvelle Ligne se souvient encore d’une scène dans la cour de récré au cours de laquelle l’un de ses camarades de classe soutenait que Jacques Brel était un chanteur français plutôt que belge. Cinquante ans plus tard, ce n’est plus la France qui est le premier pays de langue française par le nombre d’habitants, mais le Congo (ex belge). Cette évolution démographique marque aussi dans son sillage un déplacement du centre de gravité de la francophonie vers une langue moins normée, où les régionalismes seront appelés à occuper une plus grande place. On ne compte pas les mots que le français, tel qu’on l’on parle en Belgique, a emprunté au flamand ; kot, berme, bourgmestre sont de ceux-là, de même que des tournures de phrase d’origine germanique, endéans par exemple (cf innerhalb en allemand). Des belgicismes aux variantes régionales De l’avis de La Nouvelle Ligne, il y a cinquante ans…

Dés-articulé

Dés-articulé Il y à un mois à la radio, la Nouvelle Ligne entendait le commentateur dire « que le remorqueur s’était porté sur zone » ; il voulait dire par là que le remorqueur s’était porté au secours d’un cargo dont la cargaison avait basculé et causé une forte gîte. Plus récemment, à l’occasion d’un match de rugby où l’un des joueurs avait été sonné, un autre commentateur-radio mentionnait qu’on l’avait sorti « sur civière ». Irritée par cette disparition de l’article, La Nouvelle Ligne a voulu en savoir plus. Une rapide recherche sur internet nous apprend l’Académie française juge familière l’omission de l’article pour marquer une proximité de lieu, une appréciation à laquelle la Nouvelle Ligne n’a pas manqué aussitôt d’apporter son concours. Ainsi plutôt que de dire « je travaille dans la région parisienne » on entendra « je travaille sur Paris » ou justement«le remorqueur s’était porté…